[RISE. TURN. SUSTAIN. WITH EUROSIMA & UESC] L’impact, les outils et le coût de l’inaction dans la RSE

Cette année, en tant que sujet transversal le développement durable était au cœur du surf summit. Nous avons traité le sujet au travers la réglementation, les actualités et le coût de l’inaction.

 

Durabilité et performance : quels signaux faibles prioriser, quel coût pour l’inaction ?

Les programmes de durabilité des entreprises restent souvent isolés et peu alignés sur leur stratégie globale. Cette table ronde propose une vision globale du risque, pour montrer qu’une stratégie durable peut améliorer à la fois la performance financière et les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). C’est ce que l’on appelle une approche multi capital du risque.

Intervenants

David Amar — fondateur de Nous Sommes Le Futur

Pionnier de la circularité et de la régénération en France, son cabinet accompagne les marques et les organisations au-delà de la durabilité, vers la régénération, selon trois axes : les produits et services (Cradle to Cradle™), les sols (Land to Market™) et les organisations (le Précieux Facteur Humain).

« Réduire le mal que nous faisons ne pourra jamais être égal au bien qu’il est nécessaire de faire. »

Florent Marcoux — consultant en transformation des organisations, ancien directeur général de Surfrider Foundation Europe

Florent Marcoux a dirigé Surfrider Foundation Europe de 2013 à 2023, où il a développé son expertise sur le climat, la biodiversité et la protection de l’océan. En 2025, il a fondé l’association ALUNA, un collectif qui soutient les dirigeants du secteur associatif et de l’économie sociale et solidaire.

Erwan Kieffer — directeur de l’expertise métiers, Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA), expert en stratégie ESG

Erwan Kieffer accompagne les PME et ETI, il allie conseil stratégique et solutions financières innovantes pour aider les dirigeants à relever les défis de la transition. Son objectif : faire de la banque le partenaire clé de la Nouvelle-Aquitaine sur ces sujets.

« L’ESG, pour un financeur, c’est d’abord une lecture de la résilience du modèle économique. »

Antoine Rivière — directeur général, Trace For Good

Après 20 ans d’entrepreneuriat dans le logiciel B2B, chez Trace For Good, il aide les marques à exploiter leurs données pour rendre leurs chaînes d’approvisionnement transparentes et leurs engagements RSE incontestables.

« On ne peut pas réduire l’impact d’un produit que l’on ne sait pas décrire. »

Ce qu’il faut retenir de la table ronde

    • Durabilité et rentabilité ne s’opposent pas. Une stratégie durable doit créer de la valeur pour toutes les parties prenantes : actionnaires, salariés, clients, pouvoirs publics, ONG et société.
    • Le risque se lit de façon globale. Il touche les décisions comme les opérations, le structurel comme le conjoncturel. Les stratégies ESG demandent donc une approche multi-capitaux : financier, naturel et social.
    • L’inaction a un coût, à la fois environnemental et financier. Pour un financeur, l’ESG sert d’abord à mesurer la résilience d’un modèle économique.
    • Les signaux faibles sont à prioriser : nouveaux modèles d’affaires : économie circulaire & modèles régénératifs, santé des océans, traçabilité des chaînes de valeur, Accompagnement des banques incluant les critères ESG
    • La conformité réglementaire change les règles du jeu pour les produits, les procédés et les modèles de vente. Elle oblige à relier innovation et modèle d’affaires.

 

 

Nouvelles règlementations en Europe et en France ? Des informations pour prendre le lead.

L’éco organisme en charge du textile, linge de maison et chaussants (TLC) et le cabinet Cose 361 se sont alliés pour présenter les actualités de la réglementation du secteur TLC.

 

COSE 361 — Réglementations : vision & action

Stéphane Popescu, cofondateur du cabinet de conseil en mode responsable COSE 361, expert en traçabilité, impact environnemental et stratégie RSE.

« Pas à pas, mot après mot et action après action, nous construisons ensemble le changement. »

Enjeux

    • Réglementaire : une quinzaine de textes européens et français entrent en application entre 2026 et 2029 (ESPR et passeport numérique produit, EMPCO, CSRD, PPWR, PFAS, travail forcé, devoir de vigilance).
    • Financier et commercial : l’inaction coûte cher, entre rappels de produits, remboursements et amendes.
    • Réputationnel : la lutte contre le greenwashing oblige à prouver chaque allégation environnementale.
    • Produit et chaîne d’approvisionnement : traçabilité, mesure d’impact et écoconception deviennent des conditions d’accès au marché.

 

Refashion — Vers une filière, textiles et chaussures, circulaire

Intervenantes

    • Jade Fauvet, responsable de l’accompagnement pédagogique et méthodologique des adhérents, de l’écocontribution jusqu’à la mise en place de la collecte, d’un service de réparation ou d’un projet de recyclage.

    • Justine Laplaud, chargée de comptes France, en charge du suivi des adhérents français et de leur intégration aux dispositifs Refashion.

Refashion est l’éco-organisme de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) pour les textiles, le linge de maison et les chaussures. Sa mission : fédérer et accompagner tous les acteurs, de la production à la régénération, pour réduire les impacts et créer de la valeur.

Enjeux

    • Volumes : 3,6 milliards de pièces neuves vendues en France en 2025, soit près de 10 millions par jour et 43 pièces par personne.
    • Financier : les éco-modulations récompensent les produits durables par des primes et sanctionnent certaines pratiques par des pénalités.
    • Réglementaire : la loi contre l’ultra fast fashion s’applique depuis le 1er septembre 2026 avec une Eco modulation avec un malus à destination des pratiques industrielle et commerciales de l’ultra fast fashion
    • Ressources : les matières premières se raréfient, alors que les déchets textiles constituent un gisement abondant.

 

 400 milliards d’opportunités : La révolution business de la seconde main

Chaque jour, vos clients revendent vos propres produits sur des plateformes tierces sans que vous ne touchiez un centime. Apprenez à internaliser ou orchestrer ce flux pour transformer une fuite de valeur en levier de croissance directe. C’est la key note que nous a présenté Mélie Ladeveze, la responsable du développement de l’agence spécialisée dans l’économie CirculR. Entre constats et solutions, les opportunités de modèles d’affaires sont nombreuses pour les marques.

Enjeux

    • Volumes : 400 milliards c’est le chiffre d’affaire potentiel que représente les modèles
    • Financier : les éco-modulations récompensent les produits durables par des primes et sanctionnent certaines pratiques par des pénalités.
    • Réglementaire : la loi contre l’ultra fast fashion s’applique depuis le 1er septembre 2026 avec une Eco modulation avec un malus à destination des pratiques industrielle et commerciales de l’ultra fast fashion
    • Ressources : les matières premières se raréfient, alors que les déchets textiles constituent un gisement abondant.